Post-Doc en Écologie Quantitative H/F - La Rochelle Université
Publié le 17 septembre 2026Les missions du poste
Le poste de post-doctorant s'inscrira dans le cadre d'un projet de quatre ans (DIGIMARINE) visant à développer un prototype de jumeau numérique pour les populations marines côtières en intégrant des données de biologging, des informations environnementales et des modèles de déplacement basés sur l'intelligence artificielle. Le phoque gris (Halichoerus grypus) de la Manche et de la mer d'Iroise constitue le principal sujet d'étude, bénéficiant d'un programme de suivi à long terme mené par La Rochelle Université.
Le ou la candidate contribuera au développement du jumeau numérique en se concentrant sur la transition entre les prévisions de déplacements individuels et la dynamique à l'échelle de la population, ainsi que sur l'exploration de scénarios environnementaux et anthropiques futurs. En s'appuyant sur le cadre de simulation des trajectoires individuelles développé au cours de la première phase du projet, le ou la chercheure devra :
- Étendre les prévisions de déplacements individuels à l'échelle de la population
Développer des approches quantitatives et statistiques pour agréger les trajectoires individuelles simulées et en déduire les schémas de déplacement et d'utilisation de l'habitat à l'échelle de la population. Il/Elle étudiera comment la variabilité individuelle, les stratégies comportementales et les réponses environnementales se combinent pour générer des schémas spatiaux et temporels émergents à l'échelle de la population. Une attention particulière sera accordée à la validation des prévisions à l'échelle de la population par rapport aux données de biologging et aux informations sur la répartition du phoque gris.
- Élaborer et évaluer des scénarios «what-if»
Utiliser le cadre de modélisation à l'échelle de la population pour simuler différentes conditions environnementales et anthropiques. Les scénarios pourront inclure des changements des conditions océanographiques liés au changement climatique, ainsi que des modifications des pressions anthropiques telles que le trafic maritime ou la pêche. Il/Elle quantifiera l'impact de ces changements sur la répartition spatiale, l'utilisation de l'habitat et l'exposition potentielle de la population à différentes pressions, et identifiera les conditions dans lesquelles des changements substantiels des patrons à l'échelle de la population pourraient se produire.
- Contribuer au développement d'un système d'aide à la décision spatiale
Traduire les prévisions au niveau de la population et les résultats des scénarios en indicateurs spatialement explicites de l'utilisation de l'habitat, de l'exposition et du risque potentiel. En fonction de l'avancement du projet, ces résultats pourront être intégrés à la plateforme UCLR (Urban Coastal Lab La Rochelle) afin de faciliter la visualisation et l'exploration de scénarios alternatifs. Le chercheur pourra également contribuer à l'élaboration d'indicateurs susceptibles d'aider à hiérarchiser les zones en matière de gestion et de conservation. Une partie de ce travail pourra être menée en collaboration avec un étudiant en master afin de faciliter la visualisation des habitats selon différents scénarios.
Le profil recherché
Le candidat ou la candidate doit être titulaire d'un doctorat en écologie quantitative, en modélisation écologique, en biostatistique ou dans un domaine étroitement lié. Idéalement il/elle aura une expérience dans l'analyse de données sur les déplacements des animaux et/ou dans le développement de modèles quantitatifs de processus écologiques, et s'intéressera aux approches d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique. Il ou Elle devra démontrer sa capacité à mener des recherches de manière autonome et à travailler à l'interface entre l'écologie marine, la modélisation quantitative et l'informatique.
Compétences techniques :
- Solide formation en écologie quantitative, modélisation écologique, écologie du mouvement et/ou dynamique des populations
- Expérience dans l'analyse et la modélisation de données écologiques spatio-temporelles
- Expérience des modèles individuels, des modèles de mouvement, des approches de simulation ou d'autres méthodes permettant de relier les processus individuels aux tendances observées au niveau des populations
- Une expérience dans le domaine de l'intelligence artificielle ou des approches d'apprentissage profond est souhaitable, mais une expertise dans une méthode d'IA spécifique n'est pas requise
- Solides compétences en programmation en Python et R, avec la capacité à développer des flux de travail analytiques reproductibles et bien documentés
- Expérience en analyse de données spatiales et en modélisation géospatiale
- Expérience en matière de biologging, de télémétrie ou d'autres ensembles de données sur les déplacements des animaux
- Intérêt pour les approches de « jumeau numérique » et la modélisation par scénarios
Compétences opérationnelles :
- Rigueur, autonomie et esprit d'initiative
- Capacité à travailler au sein d'une équipe pluridisciplinaire composée d'écologistes, de biologistes et d'informaticiens
- Solides compétences en organisation et en gestion du temps
- Capacité à communiquer avec des publics variés
- Esprit critique et curiosité
- Gestion de projet et planification des activités
- Rendre compte de l'avancement des travaux par le biais de résumés écrits concis
- Solides compétences en rédaction et en présentation orale en anglais
- Maîtrise de l'anglais (lecture, écriture et expression orale). La maîtrise du français est souhaitable mais non obligatoire.
Compétences requises
- Python
- Programmation
- Anglais
- Intelligence artificielle
- Conduite de projet
- Autonomie
- Pro-activité
- Machine learning
- Analyse de données
- Modélisation des données